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N° 256

N° 256 – Octobre 2013 – Bulletin pyrénéen n° 498



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Couverture : Naranjo de Bulnes, photographie de Didier Sorbé.

 Sommaire

02 Éditorial par Jean-François Labourie
04 Picos de Europa : Naranjo de Bulnes, montagne mythique par Luis Aurelio Gonzalez Prieto
24 Villefranche-de-Conflent : la Cova Bastera, mémoire du temps par Henri Salvayre
41 ¿ Question d’image ?
42 Le carnet du pic de Bugarret par Florian Jacqueminet
70 Bibliographie pyrénéenne par Jean-François Le Nail
84 Lectures par Gérard Raynaud
90 Chroniques par Gérard Raynaud
110 Musée pyrénéen
111 Amis du Musée pyrénéen
112 Trait d’Union

 

 Éditorial

L’académicien pérégrin Jean-Christophe Rufin relate dans son Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi ses impressions sur le camino primitivo (voir). Un ouvrage lu par plus de deux cent mille lecteurs. Au cours de sa traversée de la Cantabrie, page 121, Jean-Christophe Rufin observe que " (...) les trouées des nuages laissaient émerger par instants de hautes montagnes noires. La proximité des magnifiques Picos de Europa se révélait ainsi, entre deux bourrasques. Elle me laissait deviner l’existence d’une autre Cantabrie, que j’aimerais découvrir un jour et que le Chemin, hélas ! ne montre pas."

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Picu Urriellu ou Naranjo de Bulnes depuis Cabaña Verónica.
©Loli Palomares.

Cher académicien, lisez donc l’article de Luis Aurelio Gonzáles Prieto sur la montagne phare des Picos de Europa, le Naranjo de Bulnes. Vous deviendrez un authentique piquista. L’auteur, qui nous livre ici le premier de ses quatre articles, aborde l’histoire de ce pic, une histoire virile et mouvementée, analogue pour le royaume d’Espagne à celle des Grandes Jorasses pour la France.

Les Picos sont géologiquement dans la continuité de la chaîne pyrénéenne qui, selon Élisée Reclus, "se prolonge (...) jusqu’au Cap Finistère où elle disparaît dans l’Océan Atlantique". Dès 1890, les Picos sont explorés par deux pyrénéistes : le comte de Saint-Saud et Paul Labrouche, qui relatent leurs explorations dans la première monographie, en français : Les Picos de Europa. Monts Cantabriques, Études orographiques, Paris, 1894 (voir l’article du même L.-A. Gonzáles Prieto, Pyrénées n° 251). Ouvrage dans lequel Beraldi voyait un "codicille grandiose" à l’histoire du pyrénéisme.

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Portrait d’Henri Beraldi par Jean Gigoux, Héliographie Dujardin, Paris, coll. part.

À ce propos, cher Immortel, vous prendrez connaissance par le regard avisé de Jean-François Le Nail de l’intérêt du travail en trois volumes de Jacques Labarère sur Henri Beraldi, le grand historien du pyrénéisme, au style si peu académique ; vous découvrirez par ailleurs les derniers feuillets du carnet du pic de Bugarret, par Florian Jacqueminet ; ainsi que les secrets souterrains de la Cova Bastera à Villefranche-de-Conflent, par Henri Salvayre.

Dans votre essai, cher Jean-Christophe Rufin, vous avouez dès l’introït avoir hésité à Hendaye entre deux itinéraires : la haute route pyrénéenne et le camino primitivo. Vous fîtes in extremis le choix par défaut de vous diriger vers l’Apôtre.

Cher académicien, cet éditorial est une invite : imaginez une excuse valable pour éviter quelques séances du jeudi au Quai Conti et revenez un petit matin sur la plage d’Hendaye. Tournez-vous vers le soleil, la Haute Route vous mènera vers la Méditerranée, sur le fil de la cordillère pyrénéenne. Vous devez bien cela au cardinal Mazarin, créateur de l’Institut qui abrite l’Académie française, et qui signa le traité des Pyrénées en 1659. Et surtout, à votre retour, réservez-nous vos impressions de cette future haute route, le choix du cœur.

Épaulez donc votre sac !

Jean-François Labourie

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"La famille Beraldi, Paillard, Jouas, et le guide Cadet dans leur course luchonaise.
À partir de la gauche : le guide, M. H. Beraldi, Ch. Jouas, Mme Beraldi, H. Paillard,le guide Cadet."
Dessin à la pierre noire et à la mine de plomb (45x33 cm) par Charles Jouas.
Collection Musée pyrénéen.
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Plan de la Costa Bastera longue de 512 m dressé par J. Borràs en 2008.
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Cinquième page du carnet de Bugarret.
Coll. Jacques Jolfre, © M. Vigne.








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