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n° 278

N° 278 – Avril 2019


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L’Aneto (3404 mètres), le sommet englacé des Pyrénées, photographie Didier Sorbé

 Sommaire

2 Éditorial par Jean-François Labourie
4 Glaciers des Pyrénées françaises : le suivi scientifique par Pierre René
14 Nouveaux procès en révision par Florian Jacqueminet
28 Russell, Beraldi et les vignettes des Cent ans… par Claude Dendaletche
39 ¿ Question d’image ?
40 Marcel Bourdil (1873-1928) : sa vie, son œuvre, ses carnets de montagne par Nanou Saint-Lèbe
64 Louis Le Bondidier et le Pic du Midi pendant la Grande Guerre par Jean-Louis Rey
74 Les Casas de Ordesa de Luis Marquina Murlanch par Jean-François Le Nail
82 Lectures par Nanou Saint-Lèbe
89 Chroniques par Gérard Raynaud
108 Musée Pyrénéen
111 La vie de la revue
112 Trait d’Union

 Éditorial

Glaciers
La revue britannique Nature a publié le 8 avril un article sur les glaciers de notre planète, démontrant qu’ils ont perdu, entre 1991 et 2016, 9 000 milliards de tonnes de glace, entraînant une élévation de 2,7 centimètres du niveau des mers. Tous les glaciers du monde sont en régression, sauf ceux de la zone Asie du sud-ouest. L’Alaska, le Groënland et la Patagonie sont les plus grands perdants. Les glaciers des Alpes, dont la fonte représente au niveau mondial un phénomène « mineur », sont promis, selon une autre étude publiée dans la revue The Cryosphere du 9 avril, à disparaître « à 90 % d’ici 2100 ». Le phénomène est irréversible.

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Glacier d’Ossoue (Vignemale), ©Association Moraine

Les glaciers pyrénéens ne sont pas pris en compte, tenus pour quantité négligeable. Pierre René, à la tête de l’association Moraine, documente depuis dix-sept ans la fonte inexorable de nos glaciers.L’année 2018 restera cependant exceptionnelle, à contre-courant même, puisqu’un printemps neigeux a permis un maintien global des glaciers pyrénéens. Constat à classer dans un contexte mondial d’une fonte quasi générale et accélérée. Dans quelques dizaines d’années, les Pyrénées ne seront que des montagnes de roc. Exit la glace, exit la neige.
Florian Jacqueminet ne reste jamais de glace devant l’histoire des premières ascensions des pics pyrénéens. Reprenant le flambeau (et le titre) de Louis Le Bondidier (Bulletin de la section Sud-Ouest du CAF 1913 et 1914), il rend justice au véritable pionnier de l’arête de Costérillou au Balaïtous. Les premiers ne sont jamais les premiers.
Claude Dendaletche aborde ensuite l’illustration commandée par Henri Beraldi pour l’édition de son ouvrage fondateur Cent ans aux Pyrénées (1898-1904), à savoir les 290 bois sculptés par Henri Paillard à partir des dessins de Jouas. Bois gravés auxquels renoncera, in fine, Beraldi pour illustrer cette œuvre qui déploie sur sept volumes son style saillant, d’apparence lapidaire mais brossant un magistral panorama d’un siècle de pyrénéisme, cohérent et brillamment maîtrisé.

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3 août 1929, Antoine Knobel au sommet de la tour de Costérillou, coll. Knobel, © F.J.
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Cascade du Toro, par Charles Jouas, dessin à la pierre noire, mine de plomb et pastel, 28 x 37 cm, collection Musée Pyrénéen

Nanou Saint-Lèbe nous présente le pyrénéiste palois Marcel Bourdil (1873-1928), auteur d’Excelsa, pastiche pyrénéiste particulièrement drôle.
Jean-Louis Rey vient nous entretenir à nouveau du pic du Midi de Bigorre, en exposant le rôle de Louis Le Bondidier pendant la Grande Guerre, son aide bénévole à l’administration de l’Observatoire en ces années sombres.

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Couverture d’Excelsa, Revue Pyrénéenne en 2 Actes, par Marcel Bourdil, 1910, collection Musée Pyrénéen
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Portrait publié dans Louis Le Bondidier pyrénéiste, par Robert Bréfeil, 1946, collection Musée Pyrénéen

Enfin, Jean-François Le Nail nous introduit à l’ouvrage de Luis Marquina Murlanch sur les maisons Viu et Oliván d’Ordesa. Cet auteur aragonais nous avait présenté, dans le numéro 275, le Parc national d’Ordesa, à l’occasion de son centenaire.
 

Jean-François Labourie

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La grange d’Ordesa, photographie de Lucien Briet prise le 14 août 1891. Le plus ancien cliché de la casa Oliván en amont de Torla, Haut-Aragon, collection Musée Pyrénéen






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