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N° 255 – Juillet 2013 – Bulletin pyrénéen n° 497


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Couverture : "Col de Torte, 28 août 1865", aquarelle extraite de l’album Les Pyrénées du Comte de Bouillé, éditions du Pin à crochets.

 Sommaire

02 Éditorial par Jean-François Labourie
04 Col de Tortes - Sur les pas de Pierrine par Dany Roussel
26 Aster pyrenæus la fée aux cheveux de lilas par Henri Trajet-Reine
36 Le premier touriste aragonais à l’Aneto par Alberto Martinez Embid
46 Gardiens de refuge par Gérard Raynaud
56 Émile Rayssé et les cartes postales par Pierre Sarthoulet
66 La voie de l’Astazou - Russell et le mont Perdu en 1858 par Philippe Couture
86 Lectures par Gérard Raynaud
91 ¿ Question d’image ?
92 Chroniques par Gérard Raynaud
110 La vie de la revue
111 Musée pyrénéen
112 Trait d’Union

 Éditorial

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Pierrine Gaston-Sacaze en 1853. © Fonds Heilmann.
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Les trois âges de la fleur d’Aster pyrenæus plante protégée en France (par l’arrêté de 1982) et en Europe,
© H.T.R.
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Lucas Mallada. © A.M.E.

Nous avions un peu de retard dans la préparation du présent numéro qui nous mène sur les traces du berger botaniste Pierrine Gaston-Sacaze, ainsi que sur celle d’un autre botaniste, énigmatique, à la recherche du très discret Aster des Pyrénées ; un numéro qui nous parle de deux pyrénéistes, l’Aragonais Lucas Mallada et le Tarbais Émile Rayssé ; un numéro qui nous présente la vie de gardien de refuge, et l’ambiance du lieu, au cours du vingtième siècle ; un numéro qui nous oriente, en nous prévenant des fausses directions, sur la voie des Astazous en direction du mont Perdu...

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Carte postale Émile Rayssé.
Carrache éditeur.
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Refuge Baysselance, carte postale 1900.

Et puis, dans l’après-midi et la soirée du 18 juin, la cataclysme s’est abattu. Trombes d’eau sur neige fondante. Épouvantable rage de nos torrents dans la région de Luchon, dans le Lavedan jusqu’à Lourdes. Bilan désastreux : trois décès, destruction de bâtiments et de prairies, ponts et routes emportés. Barèges, calamiteusement affouillée par le Bastan, dont la force des eaux faisait rouler des cailloux lourds de centaine de kilos, a été évacuée par le col du Tourmalet ; les villages de Sers, Viey, Betpouey et Viella, isolés ; la route de Cauterets a été également coupée ; la vallée d’Argelès largement inondée, ainsi que la ville de Lourdes et son sanctuaire.

Symbole de cette désolation : la petite chapelle de Pragnères, érigée au dix-septième siècle, emportée par le torrent du Barrada, et dont il ne reste qu’un mur pendant...

La portée historique de ce cataclysme ne s’est révélée évidente qu’après la décrue.

Le bilan laisse sans voix : l’observation des dégâts provoqués permet d’entrevoir que l’ampleur de la crue de ce 18 juin 2013 est d’une échelle au moins égale (sinon plus, en montagne) à la crue centennale de 1937. Le Bastan (et le Lisey, à Cauterets) avait connu un épisode également dramatique le 3 juillet 1897, si l’on en croit la description de Marcel Lavedan dans sa monographie sur Les vallées de Barèges (1990). Mais à présent, le phénomène paraît géographiquement plus étendu. Un bilan rigoureux reste, bien sûr, à établir.

La rédaction de Pyrénées assure de sa sympathie attristée toutes nos vallées meurtries.
 

Jean-François Labourie

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Carte schématique tracée par Henry Russell dans son guide Les grandes ascensions des Pyrénées 1866.







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